Jeudi 15 août 2019

En construction

14h30 – Ouverture du festival

L’équipe du festival reçoit le public, les organismes de soutien et les élus

[ Chapiteau ]
Ninh annonce l'ouverture du festival au son du tambour photo © Gérard Rouy

Ninh annonce l’ouverture du festival au son du tambour
photo © Gérard Rouy

Suivi par un pot d’ouverture servi au bar du festival, une petite introduction en forme de bienvenue sur les enjeux, les fondements et le programme de cette septième édition. Chaque intervenant (programmateurs, animateurs, financeurs, élus, etc.) donnera son point de vue complémentaire sur cet événement artistique à la fois simple et singulier. Que vivent les musiques nouvelles en milieu rural !


16h00 – Lionel Malric & Pak Yan Lau

Duo pour 454 Chordes

[ Eglise de Saint-Silvain-sous-Toulx ]
photo © Vincent Connétable

photo © Vincent Connétable

Depuis l’invention du piano préparé par John Cage en 1938, inspirée par les tentatives de Henry Cowell, bon nombre de pianistes et de compositeurs ont depuis développé leurs propres préparations ou autres modes de jeu à l’intérieur de l’imposant instrument. Cependant, il faut avouer que la force formelle et sonore des pièces de John Cage, dont la série des « Sonates et Interludes » (1946-1948), rend la plupart des approches suivantes moins convaincantes, comme si l’invention du piano préparé était à jamais contenue dans les œuvres écrites par son inventeur. C’est donc à chaque nouvelle tentative de s’emparer de cette démarche instrumentale, un défi pour retrouver la fraîcheur et l’étonnement devant les possibilités sonores immenses qu’offre cette démarche. Lionel Malric et Pak Yan Lau ont tout simplement touché cet étonnement, et nous en donne l’expérience en retrouvant le geste initial dans un jeu permanent entre l’écoute et les objets nécessaires à la transformation du piano, entre l’effet et la cause première. D’autant qu’il ne s’agit pas ici d’un seul piano préparé mais de deux, un duo donc augmentant les possibilités ludiques de l’exploration et du dialogue sonore.

454 Chordes


17h30 – Hyper Duo (Suisse)

Hyper Fuzz

[ Chapiteau ]
photo © Raphaël Languillat

photo © Raphaël Languillat

C’est à HYPER DUO qu’incombe cette année le parcours de trois concerts répartis sur les trois jours du festival. Trois jours et trois programmes, trois jours et trois projets : HYPER FUZZ, HYPER CUTE et HYPER RICE.

HYPER DUO est un ensemble suisse formé par le pianiste Gilles Grimaître et le percussionniste Julien Mégroz. Les deux musiciens romands se sont rencontrés lors de la prestigieuse académie du Lucerne Festival en 2012. Depuis lors, passionnés par les musiques aventureuses et la création nouvelle, ils se produisent régulièrement au sein de formations de musique contemporaine en Suisse mais aussi à l’étranger. Au fur et à mesure de leur collaboration surgit alors une envie de se focaliser non seulement sur le riche répertoire de duo pour piano et percussion, encore en pleine expansion, mais également de proposer une nouvelle approche du format de concert, en privilégiant son aspect scénique et la dramaturgie qui en découle. Cherchant des programmes originaux qui confondent musique et performance, le duo se positionne en tant qu’explorateur du son, de l’espace et des affects. HYPER DUO s’est produit en Suisse et en Europe, il était l’invité du Taktlos Festival 2018 à Zürich, ppIANISSIMO Festival 2018 à Sofia et Izlog Festival 2018 à Zagreb.

Programme
John Psathas (1966* NZ) Drum dances I & III (1993)
Nicolas von Ritter-Zahony (1986* CH) Boire (2016)
Karlheinz Stockhausen (1928-2007 DE) Nasenflügeltanz (1983/90)
Julien Mégroz (1986* CH) Indigne de nous (2016)
Gilles Grimaître (1988* CH) Boulezisdead (2016)
Frank Zappa (1940-1993 USA) The black page (1976)


19h00 – Repas


21h00 – Ute Wassermann & Birgit Ulher (Allemagne)

Radio Tweets

[ La Spouze ]

Radio TweetsWEB

Radio Tweets est un projet collaboratif d’Ute Wassermann et de Birgit Ulher, axé sur la préparation de la trompette et de la voix.
Birgit Ulher intègre le bruit radio à l’intérieur de la trompette en utilisant une sourdine pour trompette dotée de haut-parleurs étendus. À la fois émetteur et récepteur, la trompette constitue une chambre acoustique et devient un modulateur du bruit radio. En outre, Birgit Ulher maintient les tôles de différentes manières contre le pavillon de la trompette de laquelle elle crée divers sons multiphoniques et fractionnés.
Ute Wassermann diffuse le son de sa voix à l’aide de divers sifflets de palais et de sifflets d’oiseaux. Elle crée un instrument vocal hybride et multiphonique, oscillant et tourbillonnant.

Le duo, actif depuis une quinzaine d’années, génère ainsi une musique bruissante et vivante, comme présentée de toute évidence.


22h30 – Nina Garcia (France)

Mariachi

[ Chapiteau ]
photo © Laurent Orseau

photo © Laurent Orseau

Nina Garcia, alias Mariachi, joue de la guitare électrique – c’est à dire de cette triangulaire composée d’une guitare, d’un amplificateur et d’un haut-parleur – avec la naïveté qui convient quand on se penche sur un phénomène comme au premier jour. Ce phénomène c’est la puissance que délivre l’électricité capable ici d’augmenter sinon d’exagérer la portée d’un petit geste par le biais d’un ensemble de composants et de circuits. Comme attentive à ce que cette exagération, cette exaspération de la matière sonore, peut procurer, Nina Garcia effectue comme une descente dans l’écoute comme on descend dans une cavité souterraine, toujours plus profondément, dans la tentative d’y puiser l’essence des forces telluriques qui soutiennent les actions de surface.